Mars 2010 – Le jeu de la mort : Le docu choc de France 2.

Ce matin Raoul trempe son pain au chocolat dans sa pinte de bière. Vincent le regarde en grignotant des cacahuètes puis :
— Tu sais Raoul, je crois que France 2, ils nous prennent vraiment pour des cons… J’ai vu le jeu de la mort qui tue, ils nous prennent pour des cons…
— Ouais, je sais et c’est pas nouveau. Heureusement que Jean-Marc Morandini nous a sauvé du mensonge putain…
— T’as raison, il est bon ce Morandini tout de même… un insoumis…
— Ouais, il est bon sans lui, je suis certain que ce jésuite de Hondelatte, il nous disait pas que c’était une balle à blanc dans le révolver.
— Qué couillon ce Hondelatte, et surtout il nous disait pas que c’était juste un tour de magie et pas une nouvelle épreuve de télé-réalité cette roulette russe, putain quel enfoiré de mélanger les images comme ça…
— Ça, c’est l’autorité du journaliste, il m’a fait froid dans le dos quand il demande aux cobayes de Christophe Nick : comment vous vivez avec ça depuis un an ?
— Pauvres gens, ils se sont fait abuser par cette expérience.
— Tu l’as dit, ils se sont fait niquer par Nick… burps !
— Ouais pauvres gens, ça va les suivre longtemps. Ce putain de réalisateur, ce Nick, il s’est arrogé le droit de les utiliser comme des souris blanches.
— Comment tu parles bien Vincent: arroger.
— Au moins quand t’es candidat dans la télé-réalité, tu sniffes de la coke avec la production, tu picoles et tu copules avec eux sur une île aux Caraïbes… Mais au moins, tu te fais pas tripoter le cerveau comme une souris de laboratoire.
— Exactement, et au lieu d’avoir un Christophe Hondelatte qui te prend pour un collabo, t’as les restaurateurs de Saint-Tropez qui te prennent pour une star…
— Comme quoi ça a du bon la télé-réalité.
— Ouais c’est mieux que la réalité à la télé…
— C’est sur, il vaut mieux faire des trucs pour de faux, en disant que c’est pour de vrai plutôt que de faire des trucs pour de vrai alors que c’est pour de faux…. hips… tu me suis…
— Je te suis… Quand tu balances 460 volts à un mec et que tu crois que c’est pour de vrai, alors que c’est pour de faux, t’as juste l’air d’un vrai débile… René, remets-nous deux bières…
— Et des cacahuètes…